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Durban : vers un nouveau cadre mondial pour lutter contre le changement climatique
Malgré les réticences initiales de certains pays émergents et de plusieurs grandes puissances industrielles concernant le principe d'un tel accord, sa nature juridique, sa date d'adoption et de mise en place, la dynamique insufflée par l'union européenne, a permis de conduire l'ensemble des grands pays émetteurs à faire évoluer leur position.
Une deuxième période d engagements pour Kyoto Alors que s'approchait le terme de la première période d'engagement du Protocole de Kyoto, au 31 décembre 2012, Durban a permis de préserver ce qui constitue jusqu'à présent le seul cadre multilatéral juridiquement contraignant de réduction des émissions de gaz à effet de serre, tout en lançant, parallèlement - compte tenu de la part limitée et déclinante des émissions mondiales qu'il recouvre, la feuille de route pour un accord plus large et plus ambitieux, incluant tous les pays. Le compromis final a été inspiré par l'Union européenne, qui conditionnait la prolongation de son engagement au titre de Kyoto à l'adoption d'une telle feuille de route.
La seconde période de Kyoto entrera en vigueur au 1er janvier 2013. L'accord global qui aura force légale, devra être conclu d'ici 2015 et entrer en vigueur au plus tard à compter de 2020 ; D'ici là, les Parties ne devront pas relâcher leurs efforts, les décisions de Durban reconnaissant l'insuffisance des engagements souscrits à ce jour pour répondre aux défis du changement climatique et la nécessité d'une action renforcée. L'Union européenne, en lien avec l'Alliance des petits Etats insulaires les plus vulnérables au changement climatique, a particulièrement agi en ce sens.
La mise en place opérationnelle du Fonds vert pour le Climat L'Accord de Durban assure le lancement effectif et rapide du Fonds vert pour le climat, décidé à Copenhague et officiellement créé à Cancún, répondant ainsi à une demande forte des pays en développement de se doter d'un instrument financier innovant facilitant leur transition vers une économie bas carbone et résiliente au changement climatique. Cette décision permet en effet d'adopter l'instrument du Fonds vert (qui inclut ses grands objectifs, ses principes de gouvernance et ses modalités opérationnelles) et définit l'ensemble des arrangements pratiques assurant sa mise en place début 2012 (nomination du Conseil et établissement du secrétariat). Des contributions volontaires, dont plusieurs ont déjà été annoncées à Durban, permettront de couvrir les frais de fonctionnement du Fonds vert sur les deux années à venir.
L'ouverture d'un dialogue sur l'agriculture Après 24h d'intenses discussions avec les représentants des pays les plus actifs, la ministre a transmis à la Présidence un texte équilibré qui a servi de base, été intégré à l'accord final et a permis de débloquer la question du traitement des approches sectorielles dans le cadre de la convention. Il met en place, pour la première fois, un dialogue sur l'agriculture pour développer les bonnes pratiques et les transferts de technologies et répondre aux enjeux climatiques tant sur le plan de la réduction des émissions que de l'adaptation à ses effets, notamment en ce qui concerne la sécurité alimentaire.
Le lancement d'un programme de travail sur les sources de financements de long terme faisant référence aux travaux du G20 sur les financements innovants. A Durban, le rapport sur les financements innovants pour le climat commandé par le G20 à l'initiative de la présidence française a été bien accueilli (c'est la première fois que la Convention climat mentionne les travaux du G20). Les discussions qui auront lieu l'année prochaine sur ce sujet sous la Convention se fonderont sur ses analyses. http://www.developpement-durable.gouv.fr/ |